Dimanche 10 octobre 2010 7 10 /10 /Oct /2010 14:09

 

 

Barcelone ce n’est pas Hawaï, mais bon c’était bien !

Samedi 9 Octobre Kona , Hawaii les meilleurs triathlètes du monde ont rendez vous pour le championnat du monde distance IRONMAN. Pour 1’50 de trop lors de l’IRONMAN de LANZAROTE je ne pourrai être avec eux. Mais comme je ne lâche jamais rien je tenterai de nouveau ma chance en Juillet 2011 à Francfort sur un parcours super plat.

Afin d’optimiser mes chances j’ai voulu me tester sur un parcours similaire, c’est comme cela que début juillet je me suis inscrit au Chalenge Barcelone, triathlon distance IRONMAN. (course non qualificative car organisée par un groupe allemand).

Vendredi 1 octobre, en compagnie de mon copain ALI (qui au passage bouclera son premier IRONMAN deux jours plus tard après être passé en 18 mois de 116 kg à 76 kg !!)  j’effectue une reconnaissance de la boucle vélo qu’il faudra effectuer 3 fois dimanche. Le parcours est plat, la route magnifique, les 2 bosses de 500 mètres pas très difficiles …cela devrait rouler vite !

Un petit footing sur le début du parcours pour finir la journée et le retour à l’hôtel pour préparation minutieuse des sacs.

Samedi 2 octobre, nous voila en train de nager dans une eau plutôt chaude, je sais que je n’ai quasi pas nagé depuis 3 mois mais je sais aussi que je pense avoir compris quelque chose en natation. Si cela se confirme demain cela me permettra d’envisager les courses différemment.

Dimanche 3 octobre, il fait encore nuit, les visages des triathlètes se ferment progressivement. Dernière vérification du vélo, la combi est enfilée, le départ est proche.

Natation 3800 m : C’est parti, comme d’habitude s’appliquer à bien respirer, ne pas s’affoler. Ici pas de boucle à effectuer 2 fois, un seul tracé de 3800 mètres. Pour la première fois je réussi à nager au milieu d’un groupe sans me faire décramponner. Mon manque d’entrainement en natation se fait pourtant sentir à mi-parcours, je commence à coincer. Pour ne pas entamer mes réserves je lève un peu le pied et je laisse mon groupe s’éloigner. Je finis tranquillement la partie natation. Un coup d’œil rapide sur mon chrono : 1h15, mon record battu de 3’ j’avais raison je nage mieux !

Transition N°1, beaucoup de monde sous les tentes, je trouve difficilement un espace pour me changer, mais malgré tout je réussis à faire assez vite. Je cours récupérer mon vélo.

Vélo 180 km : après 3  km.  à zigzaguer au milieu des petites rues de Callela et à sauter une dizaine de dos d’âne,  me voici enfin sur la voie rapide qui sera mon terrain de jeu pour les 180 km. Je roule vite, je double sans cesse des concurrents qui semblent partis pour une grande randonnée alors que leurs vélos sont des formules 1 ! Le compteur de ma machine oscille entre 35km/h dans les parties où le vent de face essaie de nous rendre la tache encore plus difficile, puis bascule allégrement vers les 40 km/h quand Eole décide enfin de nous aider.

Je bois régulièrement, avale mes gels SIS (que je vous conseille à tous car beaucoup plus faciles à avaler que tous les produits concurrents) et je reste concentré sur mon objectif qui est de rouler à plus de 36 de moyenne. Les minutes, les heures passent…Mon chrono indiquera 4h58 au passage des 180 km.  mission accomplie ! (5h03 au moment de déposer le vélo avec quelques km. de rab)

Je saute enfin de ma machine, rentre dans le parc vélo et je me trompe d’emplacement, obligé de refaire un tour je perds une trentaine de secondes dans l’affaire mais je suis largement dans la plaque de mon objectif.

Transition T2 : là je suis tranquille, j’ai même une chaise pour enfiler mes chaussures ! Ma casquette…c’est parti pour le marathon

Course à Pied (42,195 km) , l’objectif principal de cette course c’est maintenant : « vérifier qu’après un parcours plat en vélo mes  jambes ne seront pas trop fatiguées et me permettront de courir vite derrière, seule façon de me qualifier pour HAWAI en 2011.

Dans ce but, je pars vite à plus de 13 km/heure. Le parcours est compliqué pendant 2 km.  terre au sol, virages à angle droit, tunnel qui passe sous une voie de chemin de fer. Malgré tout je vais effectuer prés de 20 km. entre 12,5 et 13 km/heure. Un coup de froid sur le ventre à mi-parcours va commander à mon cerveau de ralentir. Je ne ferai pas 3h15 sur ce parcours là, trop difficile mais je pourrai sans doute les réaliser en Allemagne !

Plus que 10 km. je décide d’accélérer un peu pour assurer mon deuxième objectif du jour : « descendre sous les 10 heures » Plus que 2 km. un dernier coup de collier cette fois pour assurer mon troisième objectif,   essayer de monter sur le podium… La ligne est là j’effectue mes derniers 100 mètres comme un gamin en faisant « l’avion » , un petit hommage à mon pote GéGé qui avait fait la même chose à Embrun il y a quelques années et qui m’avait convaincu de me lancer sur IRONMAN.  La ligne est là, je la franchis en 9h53’ ce qui me donne une incroyable 59 eme place au scratch et une deuxième place dans la catégorie 45-49 ans. Je suis aux anges

Bilan :

Super content de ma perf, fier de mon podium sur une course de cette importance je suis surtout convaincu que ma quête du Graal du triathlète connaîtra une issue favorable à Frankfort en juillet 2011.

L’objectif sera de passer sous les 9H40 …Comme cela en octobre 2011 je pourrai vous raconter mon voyage au bout du monde.

Magnum, rentre Zeus et Apollon j’arrive !!

Merci une fois de plus a Christophe et à Stéphane qui m’apportent toute leur aide pour que mon matériel cycliste soit au TOP.  (selle PROLOGO, plateau, manivelle, guidon VISION, produit énergétique SIS)

Merci à Stevan11 pour ses roues qui ont pallié l’absence de mes roues Vision (toutes piqués par les PRO !) .

Merci également à mon Club le CLES GARDANE qui m’aide dès qu’ils le  peuvent pour mes frais de course.

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Par POUSSMAN - Publié dans : CR : Triathlon
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Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /Mai /2010 20:39

IRONMAN LANZAROTE : Le rêve a portée de main


Le silence est tombé sur Lanzarote depuis fort longtemps. Les derniers coureurs ont franchi la ligne d’arrivée vers minuit il y a plus d’une heure. Je la passe de nouveau à l’envers en comptant mes pas… 400 mètres plus loin je me retourne et je la regarde de nouveau. Mon rêve était donc si prés que cela … Tant d’investissement, de sacrifices, pour échouer si prés du but, c’est dur ! … Les larmes ne sont pas loin.


Mais revenons quelques heures plus tôt avant le début de cet IRONMAN considéré comme le plus dur du monde .


4heures du matin le réveil sonne, il est l’heure de se préparer. Les longues semaines d’entrainement vont enfin être rentabilisées, je sais que je suis prêt.


5 h30 après un petit déjeuner léger, me voila parti vers le parc de transition où je vais vérifier que mon vélo a passé une bonne nuit. 1 heure pour tout contrôler. .. Tout va bien.


6h30 la combinaison est enfilée et avec elle ma crainte du départ natation ! J’ai beau savoir que je ne risque rien, j’ai peur et je décide de reculer sur la ligne de départ pour essayer d'avoir un départ plus tranquille. Je sais que cette opération va me faire perdre au moins 1 minute mais à l’instant T, je m’en moque !


7h00 La sirène retentit nous courons vers la mer, je plonge à l’eau, c’est parti ! Je décide de m’éloigner de la ligne la plus directe en direction de la première bouée, pour éviter au maximum les coups. Je suis mal, très mal, j’oublie l’entrainement, j’oublie les sacrifices, j’ai envie de me mettre de côté et d’arrêter la course ! Je continue bien sur, je prends des coups j’en donne, je survis… 10 minutes plus tard cela se calme enfin, je commence à me détendre et à mieux nager. Fin du premier tour (1900m), je ne sais pas trop où j’en suis mais j’ai l’impression de ne vraiment pas forcer, ou plutôt je n’arrive pas à forcer.


Début du deuxième tour, c’est moins dense et pourtant je reçois un coup de coude qui me fait sauter les lunettes, j’arrive à les remettre et je reprends mon chemin de croix. Le temps passe lentement j’en profite pour visualiser les gestes à faire pendant la transition. Enfin cela se termine, je sors de l’eau, un coup d’œil à ma montre 1h17 (1h18 officiellement à cause de mon départ en fin de peloton). Je ne suis même pas déçu, je suis juste dégouté par mon niveau de merde ! Je sors au delà de la 1000 eme place.


La zone de transition est longue, nous passons sur la plage puis deshabillage éclair sous des tentes pour se changer à l’abri des regards et me voila en train de courir à coté de mon vélo. La sortie du parc est enfin là, je peux enfourcher ma bête et me lancer à l’assaut des 180 kms de ce parcours réputé comme le plus dur du circuit IRONMAN à cause de ses 2500 mètres de dénivelé et du vent permanent sur l’ile de LANZAROTE. L’heure de la vengeance a sonné !


La reconnaissance du parcours la veille m’a rassuré, pas de longs cols mais une succession de bosses qui peuvent me convenir. Je décide de rouler vite dés le départ. J’ai abordé cette course avec 2 kg de muscles de plus que d‘habitude pour être plus puissant et essayer de gagner du temps à vélo quitte à en perdre un peu à pied. Il faut mettre le plan à exécution, plus de temps à perdre.


Comme à Nice en 2008 et 2009 je remonte des concurrents par poignée, certains essaient de s’accrocher mais très vite abandonnent l’idée de me suivre. Chaque fois que je double un coureur je marmonne un « salaud de nageur » qui me fait sourire. Les km défilent, les heures aussi. Je bois et m’alimente régulièrement comme prévu (Encore merci à Philamy qui m’a fourni en gels SIS pour cette course !).


Le vent souffle parfois favorablement parfois défavorablement, mais je ne m’en inquiète guère, j’adapte simplement mon allure à la situation. Je ne faiblirais jamais pendant les 180 kms, je rentre dans le parc à vélo après 5h37 à plus de 32 km /heure, et plus intéressant, je suis super frais !


Un changement rapide de moins de 3’ et me voila parti pour le marathon. La course a démarré depuis environ 7h05. L’objectif de moins de 10h39 (qui permettait de se qualifier pour la finale mondiale à Hawaï en 2009) est tout à fait réalisable. Je décide de partir vite pour essayer de casser les 3h10 sur un Marathon Ironman et pourquoi d’approcher du podium de ma catégorie. Je suis bien.


Aucune indication de km, ce n’est pas simple de se repérer et de savoir à quelle allure je cours. Il fait chaud très chaud mais cela va toujours. Km 20 j’ai un peu levé le pied, mais je cours toujours à plus de 12, 5 km heure. Autour de moi cela commence à ressembler à une course de zombis. Je sais que la plupart des triathlètes ne sont pas de bons coureurs, j’en profite donc au maximum et je continue à doubler.


Km 30, un ravito mal géré, un coup de poignard dans le ventre un point de coté terrifiant me coupe en deux et m’empêche de courir ! Je respire fort, je trottine plié en deux la douleur est violente. J’avais eu le même problème en 2009 et j’avais réussi à le faire passer. J’ai mal mais je peux me redresser et recommencer à courir au moment où commence la dernière boucle de 11km.


J’ai peur que la douleur revienne et je décide de faire le dernier tour tranquillement, tant pis pour la grosse perf je décide d’assurer la qualification car je sais que même en levant le pied je vais finir sous les 10h30 et que cela suffira. Quelle erreur ! Alors que j’aurais pu faire la dernière boucle en 27’ environ, je vais mettre 30’ pour finir ma course. 3’ de perdues que je regretterai peut être toute ma vie car si je boucle le parcours en 10h29’37, la dernière place qualificative pour HAWAI se jouera à 10h27’40’’ !


Au moment où je franchis la ligne je ne sais pas tout cela, je pense que l’objectif est atteint et je suis heureux. Hormis la natation, je pense avoir fait la course parfaite, un gros vélo et une course à pied maitrisée. Je vais très vite comprendre mon erreur dés l’affichage des résultats. En quelques instants tout bascule je comprends que j’ai échoué et que le niveau est tellement élevé sur ce type de course qu’il n’est pas sûr que j’ai une autre opportunité de me qualifier dans les années futures. Dans les heures qui suivent je referai la course cent fois, mais à chaque fois le constat est le même j’ai échoué ! Bien sûr la place au scratch, 125 eme à 46 ans ou le temps 10h29 est excellent sur cet IRONMAN considéré si difficile mais j’ai échoué quand même. Quelques jours plus tard la frustration est retombée, l’envie revient petit à petit et je pense que je retenterai le coup encore et encore mais je sais que je n’oublierai jamais les 400 mètres qui, le 22 Mai 2010 m’ont privé du rêve absolu de triathlète courir sur les routes mythique de l’ile de KONA. Une autre fois peut être …ou jamais !!


IRONMAN LANZAROTE 2010004-copie-1

Par POUSSMAN - Publié dans : CR : Triathlon
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /Juil /2009 09:40

IRONMAN NICE  28 juin 2009

 

 

            Dimanche 28 juin 4h.du matin, je n’ai pas dû dormir plus d’une heure dans la nuit mais il faut déjà que je me lève. Des heures d’entraînement vont trouver leur raison d’être dans moins de 3 heures. Je ne suis pas confiant, une dernière semaine bizarre où je n’ai pas senti monter en moi l’énergie nécessaire à une telle épreuve, une contracture à un mollet qui me fait craindre le pire.

Je m’habille en silence pour ne pas réveiller ma petite famille et quitte la chambre d’hôtel vers 5 h. Les rues se remplissent de triathlètes aux visages tendus. Je pense à tous les textos que j’ai reçus cela me fait chaud au cœur, mais je suis inquiet car je n’arrive pas à rentrer dans la course, mon esprit vagabonde, je suis spectateur de ce qui passe autour de moi.

Pourtant j’ai fait comme d’habitude, j’ai annoncé  de partout mes objectifs : approcher les 10h20, me qualifier pour le Championnat du Monde à Hawaï dans la catégorie V2 ( il fallait réussir  10h21 en 2008 ) . Grâce à cela je sais que je ne peux plus reculer,  que tout le monde regardera cela de près, je sais que cela me force à donner le meilleur de moi-même.  Mais le problème c’est que je n’y crois plus, je me demande même pourquoi je fais cela.

6h15 après une dernière vérification de mon vélo, j’abandonne mon « street bag » à la consigne et je me dirige avec mes 3000 camarades de jeux au bord de l’eau.

6h30 la clameur monte c’est parti !!

Je pars plus vite que l’année dernière, je n’ai plus peur des coups que je reçois mais la sensation est toujours aussi désagréable. Je reçois des coups de pieds, j’en donne…un départ de triathlon…à 3000 ! Impossible de voir la moindre bouée, je suis donc le serpent de nageurs devant moi. Je n’y comprends rien alors que nous devrions nager droit pendant  1200 mètres environ,  la direction change sans cesse…Parfois je ne vois plus personne, parfois je suis au milieu de dizaines de triathlètes. Je comprends très vite que j’ai dérivé loin des bouées, je suis perdu en mer ! J’essaie  de rester concentré de continuer à bien nager de retrouver la bonne trajectoire.

Premier tour interminable je commence à craindre le pire ! Le deuxième tour lui se passe bien, les boues sont visibles je nage direct dessus elles  sans m’occuper de mes voisins. Enfin la sortie de l’eau, je cours sur la plage et je vois l’immense chrono qui m’annonce 1h23. Je suis dégoûté, le rêve est déjà fini,  j’ai perdu près de 10’ sur mon objectif, j’en ai  même perdu près de 4 sur 2008 ! Je sors 2005eme de l’eau.

Mon moral au fond du trou je cours récupérer mon sac. La transition se passe bien, j’ai pris le strict minimum donc je vais vite. 5’ plus tard je suis sur mon vélo…Je suis déçu, terriblement déçu. Je sais que dans mes simulations il me fallait absolument une natation sous les 1h15 pour atteindre le total de 10h20, je n’y crois plus. Les 20 premiers kilomètres que je fais à vive allure  ne sont qu’un conflit interne où je me demande si cela vaut la peine de rouler vite.

Puis alors que je n’y étais pas cela va basculer : Je pense à Christophe mon copain de toujours qui m’a obtenu le soutien de Stéphane le PDG de la société PHILAMY  (distributeur en France des produits FSA, VISION et des Produits énergétique SIS). Ils m’ont offert un magnifique Vélo de pro, me fournissent en gels énergétiques je ne peux les décevoir, ils seront à l’arrivée !

Je décide alors de lâcher tout en vélo,  de rouler sans me réserver pour la course à pied. Bien allongé sur mon cintre profilé je reprends des grappes de concurrents. Les kilomètres défilent, j’absorbe régulièrement des gels SIS qui m’évitent de prendre l’horrible boisson fournie cette année par les organisateurs. Il fait chaud mais pas trop. Je suis enfin dans la course.

 Les montées sont interminables mais je reste concentré sur mon objectif : réaliser un meilleur temps que mes 5h44 de l’année dernière.

Km 120 : le plus dur est derrière cela va descendre. J’essaie de rester concentré pour éviter la chute. Je suis vraiment nul dans ce domaine, mauvais choix de trajectoires, peur de tomber…

KM 160 : encore 20km, plat cette fois, je donne le maxi je reprends encore régulièrement des coureurs que je passe sans un regard je roule à plus de 40 km/h

Promenade des Anglais le vélo se termine… Je détache mes pieds des chaussures et je saute du vélo. 5h31 ! Mission accomplie j’ai réalisé un très bon vélo, au moins cela ! Depuis la sortie de l’eau j’ai doublé prés de 1500 concurrents !

Transition super rapide en 2’50 et me voilà de nouveau sur la Promenade des Anglais. Le départ a été donné depuis 7h02’ !

Un rapide calcul (mais avec la fatigue ce n’est pas simple !)  me permet de comprendre qu’il me faudrait courir en 3h20 pour réaliser les 10h22 du dernier qualifié à Hawaï en 2008.  Mon moral est remonté au fil des kilomètres en vélo  et plus rien ne me parait impossible. Ma petite femme est là ses encouragements me gonflent à bloc ! Je décide de tenter le coup.

Dés les premiers mètres ma contracture au mollet se réveille j’ai peur que cela ne tienne pas. Je décide de ne pas contrôler mon allure et de ne  prendre mon temps qu’à chaque tour (10,5km).  Devant moi la belge deuxième de la course je la double et je la sens se mettre dans ma foulée, je vais lui servir de lièvre durant près de 20km et contribuer un peu malgré moi à son retour sur la jeune française en tête à ce moment là.

Mon passage au premier tour en moins de 45’ me confirme que malgré la fatigue et la chaleur je suis parti très vite. Je décide de continuer et de tenir cette allure jusqu’au semi marathon…le deuxième tour sera effectué en 48’53.  Je commence à croire à l’impossible : « Et si je tenais ?» par moment j’ai les larmes qui me montent aux yeux m’imaginant franchir la ligne sous les 10h20 en me qualifiant pour le mythique IRONMAN, parfois la douleur à mon mollet me fait  craindre le pire.

30eme je n’ai pas faibli,  je zigzague au milieu des coureurs en détresse à qui je prends un ou deux tours,  j’y crois de plus en plus !  Ravito : un grand verre d’eau que j’avale de travers, je m’étouffe instantanément un énorme point de coté me coupe en deux ! La douleur est terrible je ne peux plus courir. Je me force à respirer le plus fort possible, je marche ce n’est pas possible ! J’essaie de rester calme la douleur diminue en marchant, j’arrive à me redresser, à courir ! Miraculeusement la douleur finit par disparaître je peux reprendre ma marche en avant !

 Dernier tour je n’y crois pas je vais réussir mon pari ! J’arrive à maintenir mon allure, à accélérer même. 40eme km Un coup d’œil sur ma montre je sais que l’exploit est au bout de la route !

 A 100 mètres de l’arrivée,  je récupère ma femme qui finira  avec moi. « Michel you are an IRONMAN » hurle le speaker comme l’année dernière ! je me jette sur la ligne alors que le chrono affiche un incroyable 10h19 ! Je viens de courir le marathon en 3h17.

Comme l’année dernière Nathalie et Christophe sont là je suis content de partager ce moment avec eux. Je suis ému car je suis persuadé qu’HAWAI est dans la poche, le rêve absolu pour un triathlète ! Ma femme qui a passé la journée au soleil à l’air aussi fatiguée que moi ! Elle aura bien mérité son voyage dans les îles !

Une heure à discuter à droite et à gauche tout en calculant où j’allais trouver le budget pour ce voyage à l’autre bout du monde… je l’avais fait !

Le téléphone sonne c’est Christophe qui est reparti, il est devant un ordinateur, avec les résultats…je ne suis pas qualifié, le niveau cette année est ahurissant dans la catégorie V2 . il fallait réussir moins de 10 heures !

 Je suis déçu, j’y ai cru pendant de longues minutes….je me console en me disant que les 10’ perdues à la natation n’auraient rien changé et que le plaisir de m’être cru qualifié était déjà une belle récompense. En 2007 il fallait réussir 10h47 pour se qualifier, en 2008 10h21’, 9h53 en 2009 incroyable !

Il faudra sans doute trouver un autre RONMAN moins coté que NICE pour passer mais je vous garantis  un jour je vous ferai un CR de l’IRONMAN d’HAWAI !

Poussman

 

 mes temps exacts : Natation :1h22’52 / T1 :5’17 /

   Vélo  5h31’15’’/T2 :2’54 /

            CAP  3h17’24 pour une 182 eme place

Par POUSSMAN - Publié dans : IRONMAN NICE 2009
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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /Juin /2009 14:10
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J-6…

Oui plus que 6 jours avant l’IRONMAN DE NICE la préparation est désormais finie et je commence à sentir monter la pression…

En 2008 ma crainte principale était de ne pas sortir de l’eau….en 2009 j’ai plus peur de ne pas réaliser mes objectifs.

Je sais que le chalenge de gagner plus de 25’ sur mon temps de l’année dernière est énorme car j’avais réussi une belle course (10h48). Pourtant si je veux avoir une chance d’obtenir une qualification pour le mythique IRONMAN d’HAWAI (5 qualifiés dans ma catégorie) c’est la seule solution. A 45 ans ce n’est pourtant pas évident car chaque année qui passe ne pousse pas à l’optimisme !

L’entraînement vu bon (mais pas meilleur qu’en 2008), j’ai un peu progressé en Natation, le magnifique vélo fournit par mon sponsor Philamy (Vision et FSA sur cadre CERVELO) à remplacé avantageusement mon vieux Specialized et alors que je n’avais vraiment repris le vélo que depuis 6 mois en 2008 j’ai désormais 18 mois d’entraînement derrière moi, et pour mon niveau en CAP reste à peu prés le même que l’année dernière..

Le plan est simple gagner 5’ en Natation , puis gratter 2’ sur la première transition (que j’avais fait très cool en 7’30), me lâcher sur le vélo pour boucler les 180 km en moins de 5h35 (soit 10’ de moins), regratter 1’ sur la deuxième transition….là si tout va bien j’aurais donc 18’ d’avance…plus que 7’ à trouver et 42 km à faire…Après ce ne sera plus qu’une question de volonté et de physique….

En 2008 une fois un pied hors de l’eau je m’étais dit que le plus dur était fait et qu’il ne me restait plus qu’a être attentif (pour ne pas chuter) et chanceux (pour éviter des ennuis mécanique) pour finir cet IRONMAN.

En 2009 le but sera de quitter le parc Vélo avant que les 7 heures de course ne soit passée , après il ne me restera plus qu’a courir.….
Par POUSSMAN - Publié dans : IRONMAN NICE 2009
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 22:40
Samedi 9 mai, je me balade le long du cours d’eau où nous allons nager, l’eau me parait bien verte…Une de mes filles Mathilde me demande : « Papa tu crois que les canards seront là demain ? » Cela commence bien je me vois nager dans une eau verte poursuivi par un canard ! Dimanche 10 mai, 8h30 le vélo est bien rangé dans le parc à …Vélos, je vérifie une dernière fois que tout mon matériel est bien positionné pour les transitions, à priori tout est ok. Je peux enfiler ma combinaison et me diriger vers le départ de la natation. 14°, bon ok ce n’est pas chaud mais franchement je m’en moque car je tremble déjà …de peur. Nous sommes plus de 400 dans une eau où l’on ne voit pas à 1 mètre ! La seule bonne nouvelle : les canards ont eu encore plus peur que moi et se sont barrés ailleurs ! Alors que j’avais décidé de partir au milieu du paquet pour voir si j’étais capable de survivre, je change au dernier moment d’avis pour me positionner en fin de groupe. Le coup de feu …c’est parti, c’est la guerre je suis parti trop loin, derrière cela bouchonne grave. Un carambolage aquatique, je ne panique pas, je me bats mais franchement ce n’est pas évident. Nous remontons le courant pendant 950 mètres avant de faire demi-tour. Quelques petits malins font demi-tour avant la fin profitant du fait que l’organisateur a oublié de marquer des numéros de dossard sur les bonnets. Des espaces se sont créés, je peux enfin nager à ma guise et je dois dire que …je me régale ! Incroyable avec ma nouvelle combi Aquaman Gold et le léger courant j’ai presque l’impression de nager …Vite ! La fin est proche, un passage à pied sur caillou et me voila hors de l’eau : Sauvé ! Je fonce vers mon vélo, casque, lunettes, chaussettes et me voila à de nouveau en train de courir en poussant mon superbe vélo ( Encore merci à la Société PHILAMY qui me soutient cette année avec un CERVELO entièrement équipé avec le matériel FSA et VISION qu’ils distribuent). Voila je roule bien en appui sur mon prolongateur, je traverse les petits villages à près de 40 km heure. Après 20 km, j’aperçois au loin un petit peloton ! Qu’elle surprise car nous sommes sur des courses où le drafting est interdit ( le drafting consiste à se mettre dans la roue de quelqu’un). Je rejoins le groupe et j’accélère, nouvelle surprise, comme lors d’une cyclosportive les mecs prennent ma roue. Normalement des arbitres en moto sont là pour disqualifier les tricheurs mais là personne. J’essaie de partir de nouveau à chaque petite bosse mais chaque descente ramène tout le monde sur moi. Rien n’y fera, je finis par lâcher l’affaire car j’ai compris : « Pas d’arbitre + petites routes = peloton «. Même la bosse de 600 mètres à 10% du km 45 ne cassera pas les groupes. Je vais rentrer au parc à vélos après 2h37 pour les 93 km de vélo (35,5 de moyenne). Je suis déçu car je pense que j’aurais doublé pas mal de mecs si nous avions roulé en solitaire comme prévu. Je saute du vélo, voila le moment que je préfère celui où le coureur que je suis va pouvoir se mettre en marche. J’enfile mes chaussures, je tire sur mon lacet …qui casse net ! Trop cool. Je me force à rester calme. Un bricolage de fortune, 30’’ de perdues mais me voilà enfin sur la route. Nous courons sur une voie verte de 5,5 km à parcourir 4 fois. Vu que cette course n’est qu’un entraînement de plus après une grosse semaine, je décide de courir sans me faire mal. Pas de bornes kilométriques, je n’ai pas de repère si ce n’est les concurrents que je remonte un à un. Tiens un coureur de Vitrolles me double ce sera le seul. Les kilomètres passent plutôt vite et c’est rassuré sur mon niveau en course à pied qui semble revenir, que je vais boucler le semi-marathon qui clôture cette course en 1h28 et surtout avec la sensation que je peux continuer encore longtemps à cette allure. Je franchis la ligne en 4h47 ( mais combien de minutes gagnées à cause de la course en peloton ?) en 62eme position ( mais combien de place perdues à cause du vélo en peloton également ?) Sans le savoir je loupe le podium catégorie pour 2’…Dommage. Conclusion : à 50 jours de Nice je suis sur la bonne voie pour arriver en grande forme sur la Promenade des Anglais. Bilan : Natation : Mon objectif de gagner 9’ sur les 3800 mètres est peut être ambitieux par rapport à 2008 mais j’y crois encore et c’est 50% du chemin de fait. Cyclisme : Mon nouveau vélo sera un gros plus cette année : Encore merci PHILAMY. De plus je pense que je roule mieux que l’année dernière, donc je reste sur un vélo à Nice autour de 5h35 ( soit 10’ plus vite qu’en 2008). Course à Pied : Cela revient bien, et il me reste 50 jours, je pense que je serai prêt pour claquer un marathon ce jour là sous les 3h25 (8’ de moins..) Maintenant ce ne sont que des chiffres faciles à taper sur un clavier mais si durs à réaliser le jour J. En tout cas j’y crois ! Poussman objectif 10H20 Nice 2009 !
Par POUSSMAN - Publié dans : CR : Triathlon
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 22:25

6 Avril 2009 après 6 ans d'absence voila de nouveau un Marathon à Marseille.

Petit retour en arrière de quelques mois : dans le cadre de ma préparation de l'IRONMAN de NICE, je n'ai planifié aucun marathon.
Pourtant plein de raisons vont me pousser à m'inscrire :

Pascal un copain de bureau va tenter son premier Marathon je ne peux que  proposer de l'accompagner
Isabelle lors d'un dîner  décide de franchir le pas et de s'inscrire aussi en suivant mon conseil..
Paru-Vendu sponsor principal de l'épreuve me propose 2 dossards pour moi et ma petite femme.


Le 26 Avril c'est quand même le jour de mon anniversaire.
Marseille en 2003 ce fut mon premier marathon
Marseille c'est quand même ma ville
Et puis en avril à Marseille il fait si beau!

Dimanche 26 AVRIL 2009 à quelques heures du départ voici la situation :
Pascal a renoncé depuis longtemps à courir un marathon (mais je suis sûr que ce n'est que partie remise!)
Isabelle est blessée au mollet et une bronchite a mis fin à ses derniers espoir de participer
Il pleut des trombes d'eau et le vent essaie d'arracher les arbres !

C'est toujours mon anniversaire (45 ans!)
Et j'ai toujours couru mon premier Marathon à Marseille
Et je suis toujours Marseillais!

Je me retrouve donc seul sous la pluie au départ de ce marathon !

Mais revenons à la course, après le Duathlon de Hyères Longue Distance (10/60/10) dimanche dernier  ou j'ai posé la première pierre de ma préparation pour Nice et une semaine d'entraînement bien remplie, je me lance donc dans ce marathon avec un but tout simple : "faire une sortie longue"
Le rythme prévu est celui que je compte tenir à Nice soit 4'45 au km pour un temps final de 3h20.

8h15 c'est parti il pleut pas mal, mais au moins nous allons nous réchauffer. je vérifie que je ne cours pas plus vite que prévu à chaque kilomètre. Autour de moi des coureurs concentrés qui doivent vivre pour certains un grand moment, comme moi il y 6 ans pour mon premier marathon.

Les allures sont bonnes nous remontons la Canebière, puis l'avenue du Prado. un grand tour dans le parc Borely nous permet de franchir les 10 premiers kilomètres.


La pluie tombe toujours autant, je profite d'être en mode "balade" pour regarder autour de moi,  c'est beau Marseille même sous la pluie.

Les kilomètres défilent je cours un peu plus vite que prévu mais sans abuser.
Km 20 je repère 2 coureurs de mon club de triathlon du Cles Gardanne, nous échangeons quelques mots.
Tiens je passe devant chez Pascal d'ailleurs,  il est devant sa porte je m'arrête quelques instants.
Nous voici de nouveau sur la Canebière puis virage à gauche direction l'Estaque.
Le vent nous pousse ...fort la pluie tombe fort, de plus en plus fort.

Km 32 nous voila arrivés au point le plus éloigné du parcours demi tour et c'est la TEMPETE!
Cela monte, il pleut des trombes d'eau et le vent est impressionnant. Les coureurs sont scotchés au bitume. Comme j'ai couru tranquillement jusque là je décide de forcer un peu pour ne pas ralentir. Je vais donc rentrer au port à la même allure, je remonte des dizaines de coureurs à chaque kilomètre...la sensation est toujours agréable sur marathon, cela me rappelle Amsterdam en 2007 où j'avais ressenti la même chose (avec au bout mon record en 2h48).


Voila la ligne, quoi qu'il arrive c'est toujours un grand plaisir de la passer sur un marathon.


Je finis 15' plus vite que prévu en 3h09 (Le mauvais temps m'a incité à courir plus vite pour ne pas avoir froid)
Je récupère ma médaille, la plus vilaine que j'ai jamais eue en 15 Marathons! Je n'aurais pas aimé que cela eut  été ma première.
Après un retour rapide à la maison une séance de home-trainer de 1 heure viendra clôturer cette bonne journée d'entraînement.
Isabelle, Pascal pour l'année prochaine je compte sur vous!

Prochaine étape 1/2 IRONMAN DE SOMMIERES le 10 MAI (1900 mètres
Natation, 90 Vélo, 21,1 CAP)

 

 

Par POUSSMAN - Publié dans : CR : Marathon
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /Avr /2009 22:11

Duathlon de Hyères Longue Distance..

 

Dimanche 20 avril, enfin la première course de la saison. Après une semaine de vacances consacrée  à  l'entraînement   me  voici au départ  de ce duathlon,  première  pierre  de  ma préparation finale qui me ramènera du côté de Nice fin juin pour l'objectif de l 'année.

 

La  semaine a été chargée avec près de 16 heures partagées  entre la piscine de Bouc  Bel  Air,  les  routes  qui longent la Sainte Victoire et le stade de Gardanne.

 

Je  ne  suis  pas  ici  pour  réaliser  une performance mais pour finir une semaine d'entraînement intensive.

 

Je vais également pouvoir enfin tester mon nouveau destrier en  compétition. Ce  Cervelo  P2C  entièrement équipé FSA (pédalier)  et Vision (guidon) par la  société  PHILAMY  qui a décidé de me donner un coup de main cette année dans ma quête de la qualification pour l'IRONMAN D'HAWAI.

 

12h30  c'est  parti !   Le  premier 10km est super vallonné avec 2 grosses montées. Je décide de partir prudemment et de gérer tranquillement ce début de  course. Cela monte dur, je n'oublie pas de me ravitailler vers le  5eme kilomètre  avec  un gel SIS que mon partenaire PHILAMY  distribue en France. (à  ce  propos  les gels SIS ont la particularité de se prendre sans apport d'eau car ils en contiennent ce qui rend leur absorption super facile).

 

Après  42'  de  course  je rentre dans le parc à vélos : Casque , lunette je cours  en  poussant  mon  vélo  jusqu'à  la  zone  de  départ  de l'épreuve cycliste..

 

Dés  les  premiers mètres la sensation est géniale : quelle différence avec mon ancien vélo !  

Bien  en  appui  sur  mon  prolongateur  Vision  j'ai l'impression  de  « fendre l'air ». Malgré les 2 grosses bosses du parcours et  la  fatigue  qui s'accumule au fil des kilomètres cette sensation ne me quittera  pas  durant les 1h50 que durera l'épreuve.

 

 Je me vois déjà à Nice sur  les  180  km. du parcours vélo profitant de ce matériel incroyable. Je pose mon vélo après avoir absorbé un dernier gel SIS et me voilà parti pour les 10 derniers kilomètres à pied sur un parcours plat cette fois.

 

C'est  la  partie  la  plus  difficile  car  l'organisme  est fatigué et la transition  Vélo/Cap est la plus dure. Malgré tout j'arrive encore à courir à  15  km heure, je reprends petit à petit quelques concurrents. Un dernier gel  à  quelques  kilomètres de l'arrivée pour éviter la panne sèche, encore quelques concurrents à doubler et je franchis la ligne d'arrivée après 3h17 d'effort.

 

Une  honorable 39 eme place au scratch d'une épreuve relevée et une première place  dans  ma  catégorie  qui  me confirme que je suis sur la bonne voie.

 

 

 

Par POUSSMAN - Publié dans : CR : Duathlon
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Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /Juin /2008 22:04

Dimanche 22 juin,  il est 4 heures, la nuit fut courte mais j’ai pu trouver le sommeil. Je me prépare sans bruit dans la salle de bain pour ne pas réveiller ma petite famille qui dort dans la pièce à coté. Je suis à Nice depuis vendredi et la pression est montée peu à peu. Récupération des dossards et pose d’un bracelet « athlètes » sésame pour tous les accès pendant les 3 prochains jours ( le même que celui des bébés dans les maternités ), puis samedi dépose du vélo et des sacs pour la transition Vélos et Cap (Sacs que j’ai bien dû vérifier une bonne dizaine de fois !)

4h45 je quitte l’hôtel direction Promenade des Anglais à 1 km de là. Les rues de Nice sont pleines de triathlètes tous plus affutés les uns que les autres et de fêtards qui rentrent chez eux après une nuit de la musique plutôt bien arrosée au vu de leurs démarches hésitantes…Il fait déjà chaud cela promet .

Alors que je chemine lentement vers cette journée que j’attends depuis des années je repense à toutes ces heures d’entrainement et je me dis que je n’ai pas le droit d’échouer.

Depuis l’âge de 18 ans je rêve de participer à un IRONMAN après un reportage vu sur une télévision nationale,  cette fois le rêve va devenir réalité.

5h30 Parc à Vélos.  J’ai vérifié mon fidèle destrier, puis  après m’être enduit de vaseline, j’enfile ma combinaison de natation. J’ai un gros poids sur le ventre…je crois que j’ai peur !

Je retrouve GéGé mon copain le Prof de gym dessinateur, il a l’air aussi tendu que moi.

 Il a de grosses ambitions pour cette course et une pression supplémentaire car un copain lui a prêté un vélo sur lequel il est devenu meilleur grimpeur du Tour de France en 2002.  Il a peur de le décevoir. Laurent Jalabert puisque c’est de lui dont on parle, est aussi sur cette course ( il finira 12 eme) me serre la main après que Gégé m’ait présenté et surtout il va nous donner un précieux conseil pour la natation : « Yves Cordier ( l’organisateur de l’épreuve)  m’a dit de partir tout au bout à gauche , les courants me ramèneront vers la première bouée 1 km après le départ »  On se tape dans les mains on se souhaite bonne chance, maintenant c’est chacun pour soi.

Je suis concentré tout à gauche donc sur l’immense ligne de départ. J’ai connu une répétition générale super dure sur le Triathlon courte distance de Toulon où j’avais passé beaucoup plus de temps sous l’eau que sur l’eau et j’angoisse à l’idée que cela recommence…

C’est parti !

Je rentre tranquillement dans l’eau, je pense que de la plage cela doit être impressionnant. Je suis super concentré : « Bien souffler dans l’eau, bien respirer, nager calmement, je suis prêt à recevoir des coups pour ne pas être surpris ».  Incroyable cela se passe parfaitement, le conseil de Jalabert m’a positionné loin de la première bouée et la majorité des nageurs ont choisi le chemin le plus court. Je suis super content, je nage comme à l’entrainement , je repense aux cours de natation de IAN (ou plutôt de sa vidéo trouvée sur le net « Nager avec IAN THORPE » qui m’ont bien aidé à comprendre un peu les principes de ce sport  qui m’était inconnu jusque là. Quand je pense qu’il y a 6 mois je ne pouvais guère dépasser les 50 mètres consécutivement sans manquer d’air.

Je  commence à penser que la natation va bien se passer quand tout à coup je trouve que le nombre de nageurs proches de moi augmente de façon exponentielle seconde après seconde, un regard devant je comprends immédiatement la première bouée n’est plus très loin. Imaginez une autoroute a 100 voies qui se réduirait à une voie unique. Tout à coup ce n’est plus de la natation mais un combat à l’intérieur d’une machine à laver.  Contrairement à Toulon où je ne m’y attendais pas,  là je rentre dans la bataille comme les autres…3/4 minutes difficiles mais je m’en suis sorti, je me force à reprendre une respiration normale et à recommencer à nager calmement. Après 2400 mètres,  sortie à l’Australienne sur la Plage et donc nouvelle baston. Je survis encore et je me lance dans l’eau pour les derniers 1400 mètres. Au passage j’ai pu apercevoir mon temps et je sais que c’est bien parti. Cela me booste pour la dernière boucle qui se passera sans incident majeur. Mon moral est au beau fixe je sais que ma principale inquiétude de la journée est derrière moi. Je sors de l’eau en 1h19’ à la 1700eme position sur les 2500 partants, beaucoup mieux que prévu !

Courir en enlevant sa combi, récupérer mon sac, me changer, mettre mon casque, courir jusqu’au vélo….il me faudra 7 minutes pour réaliser l’enchainement sans me presser plus que cela.

Les 180 km de vélo vont pouvoir commencer. 20 km de plat pour se mettre en jambes.  Je connais le parcours pour l’avoir reconnu il y a 2 mois cela m’évitera toute mauvaise surprise. La natation ne m’a absolument pas fatigué, je peux donc rouler assez vite. Je double des grappes de concurrents déjà bien scotchés à la route. KM 20 première côte, un casse-pattes de 500 mètres à 12%. Je la passe tranquillement la route est encore longue. J’essaie de rester bien concentré : « Bien tourner les jambes, être attentif au revêtement pour éviter tout risque de crevaison, ne pas me mettre dans le rouge ».  Me voila au km 40, je vais attaquer le col de l’ECRE, prés de 20 km de montée à 6%. Il fait de plus en plus chaud, je continue de doubler des dizaines de coureurs en grande difficulté. Cela me donne des ailes. Km 80 le parcours redevient plat, je suis suffisamment frais pour accélérer, les km défilent. Km 110 dernière difficulté du jour un col de 7 km que j’avais trouvé dur lors de ma première visite en Avril.  Malgré la chaleur qui continue de grimper je vais le passer à bonne allure. Je me dis que le marathon va être dur.

 Un trou sur la route que j’évite de peu, je suis furax de mon inattention, si je ne reste pas concentré la chute peut arriver à tout moment !  Km 160,  la dernière descente est derrière moi je l’ai abordée avec grande prudence car la route est sinueuse et en mauvais état. Dans 20 km je serai à Nice. Je vais finir le vélo à 31 km de moyenne sur un parcours avec un dénivelé de 1800 mètres et l’interdiction de rouler en peloton.

Je détache mes pieds, je saute du vélo que je confie à un membre de l’Organisation,  je cours vers mon sac pendu au milieu des autres, je suis arrivé en 666eme position après avoir remonté plus de 1000 coureurs en vélo.

4’ pour me changer, m’enduire de crème et me voila parti casquette rivée sur la tête pour les 42km du Marathon.  La chaleur est écrasante, je vois des visages marqués autour de moi.  Pour ma part je vais bien, très bien même. Pourquoi ? Parce que je sais que désormais je sais que je vais accomplir mon rêve d’ado  «  Devenir un IRONMAN  »  Courir un Marathon ne me fait pas peur, mes 15 marathons durant les 5 dernières années et surtout mes 100 km m’ont appris à bien gérer ce genre d’épreuve. De toute façon dans le pire des cas je pourrai toujours marcher…

Les jambes sont bonnes ;  je me force à ralentir et à rester à une allure proche de celle que j’utilise sur les 100 km soit 12 km heure car cela  me permettrait de finir la course sous les 11 heures.

Autour de moi  c’est la retraite de Russie,  de nombreux triathlètes marchent le regard hagard. Les cyclistes continuent d’arriver et viennent se greffer petit à petit sur ce serpent sans queue ni tête qui s’est formé entre la Plage du Centenaire où sera jugé l’arrivée et l’Aéroport où s’effectue le demi-tour.

Il faut donc faire 4 tours pour couvrir la distance du Marathon.   A chaque passage nous recevons un chouchou, il en faudra 3 pour avoir le droit de passer la ligne d’arrivée, je n’imagine même pas le désarroi de ceux qui en auront perdu un !!

Bientôt le semi-marathon, je cours toujours à 12 km heure, j’ai enfin croisé mon pote GéGé qui a bien un demi-tour d’avance sur moi.  Je comprends qu’il n’est pas bien ( j’apprendrai plus tard qu’il s’est blessé dès les premiers mètres en vélo). Joël,  un copain niçois du boulot,  est sur le bord de la route je le vois et l’entends m’encourager cela me donne de l’énergie. Quelques mètres plus loin c’est Olivier un autre copain que j’aperçois, lui va courir prés de 5 km à ma hauteur, je discute un peu mais j’essaie de ne pas trop gaspiller d’énergie. Je m’imagine lui donner mon dossard pour qu’il finisse à ma place, cela irait plus vite,  lui qui peut courir un 10 km en 33’ !

Me voila de nouveau seul, je suis sur le retour de mon 3eme tour, je me force à boire plus que nécessaire à chaque ravitaillement, surtout éviter toute déshydratation. Dernier tour, bientôt je vois enfin ma petite femme qui doit galérer avec les enfants, elle me donne envie de finir plus vite pour la rejoindre.

Un IRONMAN c’est beaucoup d’investissement pour celui qui court mais aussi pour toute sa famille. Si je suis à 10 km d’accomplir mon rêve c’est en grande partie grâce à elle

La remontée vers l’Aéroport est dure.  Il doit être 16 heures, autour de moi les défaillances sont nombreuses mais le service médical est présent à chaque mètre du parcours et intervient dés que nécessaire.

Demi-tour, à 5 km du bonheur, je suis suffisamment frais pour accélérer un peu mais je décide de rentrer à la même allure et surtout d’ouvrir grand mes yeux et d’emmagasiner un maximum de souvenirs pour plus tard, je grave dans mon esprit chaque pas que je fais vers la délivrance.

Dernier Km….au loin je vois l’arche d’arrivée mythique des courses IRONMAN, celle que je vois depuis tant d’année sur Internet ou à la télévision

200 mètres, voila le tapis bleu, plus beau que le rouge de Cannes, je cherche ma femme je veux passer la ligne avec elle, je ne la vois pas (cela sera mon seul regret de la journée).

50 mètres le speaker bondissant qui anime la course hurle « MICHEL YOU ARE A IRONMAN !!!! » Je lève les bras je serre les poings je l’ai fait !!  10h48 au total avec un marathon couru en 3h32 et une 254eme place au final.

Je reçois ma précieuse médaille de Finisher, je suis un peu perdu, je cherche ma petite famille, ils doivent être bloqués dans la foule..

En face de moi des visages familiers Nathalie et Christophe sont venus de Marseille pour me voir terminer je suis super touché de les voir là. Je suis sûr que Christophe était avec moi il ya 26 ans quand j’ai décidé qu’un jour je finirai cette épreuve, c’est vraiment génial qu’il soit là aujourd’hui !

J’aimerais rester avec eux mais je dois retrouver Marie et ce n’est pas facile avec tout ce monde. Enfin la voilà…10’ plus tard toute la famille me quitte,  il faut qu’elle rentre sur Marseille les enfants ont école demain.

Moi je vais rester une nuit de plus sur Nice pour récupérer tranquillement et cela me permettra également d’assister de 21h30 à 22h30 à la dernière heure de course et à l’arrivée des derniers concurrents accueillis,  comme le veut la tradition,  par les premiers de la course comme de véritables héros. A 22h30 précise, après 16h de course le rideau de cette incroyable épreuve se refermera sur  un joli feu d’artifice.

Une journée que je n’oublierai jamais…une fois de plus je me rends compte que vouloir c’est bien pouvoir !

 

 

Par POUSSMAN - Publié dans : IRONMAN NICE 2008
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Lundi 19 mai 2008 1 19 /05 /Mai /2008 20:55

Bienvenue chez les Triathlètes…

 

Toulon 18 Mai 2008

 

 Me voilà à quelques minutes de mon premier Triathlon. Dans le cadre de ma préparation pour l’IRONMAN de NICE j’ai en effet décidé de tester « grandeur nature » l’enchaînement des 3 disciplines.

 

Vous dire que je suis rassuré serait un gros mensonge…Je vais partir dans l’inconnu le plus total notamment en natation où malgré mes 4 séances de piscine par semaine depuis 3 mois je n’ai pas trouvé le temps de nager une seule fois en mer et encore moins d’essayer ma superbe combinaison.

 

13 heures le départ est  dans quelques secondes je me place au milieu des 500 concurrents, il fait beau…

 

C’est parti ! Ca part vite, très vite on me monte dessus. Il faut nager la tête hors de l’eau, c’est l’horreur. J’ai l’impression d’être dans une machine à laver ! Je comprends vite mon erreur j’aurais dû partir dans les derniers et nager les premiers 100 mètres tranquillement. Là,  c’est la panique je suis obligé de faire de la brasse, je suis content d’avoir la combi pour éviter de couler. Pendant plus de 500 mètres je vais être incapable de nager. Je vais enfin réussir à me calmer et  à reprendre mon souffle après la premier bouée, je suis en dernière position…

 

Les 1000 derniers mètres se passeront normalement. J’arrive enfin à nager normalement je remonte quelques concurrents mais le gros du peloton est bien loin devant. Je sors de l’eau après 38’…alors que je fais la même distance en piscine en moins de 30’ et que le port de la combinaison devait me faire gagner près de 10 s. aux 100 mètres. La transition se fait tranquillement, le parc à vélo étant déjà vide.

 

Dés le départ le ton est donné cela monte sec, mais je suis tellement content de retrouver un élément plus familier que je ne sens pas les pédales. Je profite de mon nouveau prolongateur VISION TECH de chez Philamy pour gagner quelques secondes sur les parties les plus roulantes. Je double pas mal de monde, pas difficile vu qu’ils sont tous sortis de l’eau avant moi !

 

Le Faron se dresse devant moi avec ses 6 km à 10% environ. Je monte tranquillement dans l’idée de travailler à l’allure où je roulerai à Nice pour cela  de me suis équipé de mon cardio pour vérifier que je ne suis pas trop haut en fréquence cardiaque. Je vais mettre 1h30 pour boucler en solitaire les 40 km. Je n’ai  jamais pu profiter de l’aide d’autres coureurs car les cyclistes de mon niveau doivent être loin devant. Je quitte le vélo après avoir rattrapé plus de 100 concurrents.

 

Me voilà enfin les runnings aux pieds, dans mon meilleur élément. Le  parcours emprunte le même départ que le parcours vélo et il faudra effectuer 2 fois une boucle de 5 km avec une impressionnante côte à prés de 10%. Comme pour le vélo le but est de travailler à allure soutenue mais sans me mettre dans le rouge. Je cours à FC Marathon c’est à dire 170 puls environ.

Comme en vélo je remonte pas mal de monde il fait chaud mais comme d’habitude cela ne me gêne pas.

Les 10 km se passeront tranquillement je vais reprendre comme en vélo une centaine de coureurs (parcours fait en 41’) pour enfin boucler mon premier triathlon en 2h56 à la 280 places

 

Bilan

 

Cette répétition était encore plus importante que ce que je ne le pensais. En effet je sais désormais  ce qu’il ne faudra pas faire en natation à Nice. Le départ se fera tranquillement avec l’impératif de choisir un sas plus lent que mon objectif final pour ne pas me retrouver plus sous l’eau que sur l’eau et surtout pour

 

Je sais également qu’il me reste 1 mois pour aller nager en mer car j’en ai vraiment besoin.

Pour le Vélo et la course à Pied, la forme n’est pas très loin, il me reste 34 jours pour peaufiner cela et espérer devenir un IRONMAN le 22 Juin à Nice.

 

 

 

 

 

Par POUSSMAN - Publié dans : IRONMAN NICE 2008
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /Avr /2008 16:42
75 jours-….Encore 75 jours à patienter ou plutôt plus que 75 jours pour être prêt pour affronter cette épreuve incroyable : L’IRONMAN de NICE. A moins de 3 mois de l’épreuve voici un premier point sur mon état de forme. Natation : Une enclume, voilà à peu prés mon niveau de départ quand j’ai commencé la natation en janvier, incapable de faire plus de 50 mètres sans m’étouffer. 3 mois plus tard , je suis déjà rassuré sur ma capacité de l’eau « Vivant » ! je peux désormais nager longtemps sans problème et j’en suis désormais à essayer d’améliorer ma technique pour essayer de sortir de l’eau le plus rapidement possible. Les premières séries de 400 mètres furent bouclées en plus de 10’ désormais je parviens parfois à descendre sous les 8’. Encore 2 mois de travail à raison de 4 séances par semaine pour grappiller quelques secondes. Bientôt dés que le temps le permettra j’enfilerai ma combi et j’irai tester mes progrès dans la grande bleue ! L’objectif de départ « sortir de l’eau dans les délais (c’est à dire moins de 2h10) est désormais de passer sous les 1h20 voire 1h15. Cyclisme : 40 km par jour pour aller bosser, une sortie longue le Dimanche matin (plus de 100 km) je suis redevenu un cycliste ! Par contre à ce jour comme je roule tout seul je n’ai aucune idée de mon niveau actuel. Je suis vraiment dans le flou le plus complet. L’objectif pour Nice reste les 6 heures mais je ne sais pas s’il est réalisable, une reconnaissance du parcours le 3 Mai devrait me donner quelques indications. En attendant je roule je roule. Course à pied : Je dois dire que j’ai beaucoup négligé l’entraînement course pendant 3 mois, 3 footings par semaine, mais aucun travail qualitatif. Depuis le 31 Mars j’ai recommencé à courir sérieusement. J’ai attaqué une préparation marathon basé sur 4 séances par semaine. 1 séance de VMA, 1 séance allure marathon, 1 sortie longue (de 80’ à 100’), 1 footing de récup. L’objectif est de me mener à un niveau « -de 3 heures/ marathon sec pour le 22 juin) et donc d’envisager de courir le marathon de l’IRONMAN en moins de 3h30. Mais bon on verra bien, je vous tiens au courant…
Par POUSSMAN - Publié dans : IRONMAN NICE 2008
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